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La fécondation in vitro
12:35
actualités, culture générale
La fécondation in vitro
Rappel sur la fécondation in vivo :
La fécondation résulte de la rencontre dans la trompe de deux cellules ou « gamètes »: l’une issue de la femme, l’ovocyte mûr ou ovule ; l’autre issue de l’homme, le spermatozoïde.
De la fécondation de l’ovocyte résulte un embryon. Celui-ci se nidera dans la paroi de la cavité utérine une semaine plus tard.
Cette fécondation naturelle se fait uniquement si les conditions suivantes sont remplies :
- Les spermatozoïdes doivent passer dans les voies génitales masculines où ils achèvent leur maturation et acquièrent leur mobilité.
- Les sécrétions du col de l’utérus (la glaire) doivent être favorables à la survie des spermatozoïdes.
- L’appareil génital féminin doit permettre l’ascension des spermatozoïdes vers la trompe d’une part, la capture et la descente de l’ovocyte dans la trompe d’autre part.
- La croissance et la maturation du follicule ovulatoire dépendent du bon fonctionnement de l’ovaire et de l’hypophyse, source de la sécrétion des hormones FSH et LH.
- La rupture de ce follicule ovarien et l’expulsion d’un ovocyte mûr (ovule) constituent l’ovulation qui survient habituellement vers le 14e jour du cycle génital. La cavité utérine doit être anatomiquement normale et sa muqueuse capable d’accueillir l’embryon.
La fécondation in vitro :
En opposition à cette fécondation in vivo, la fécondation in vitro est une technique de la Procréation Médicale Assistée (PMA).
Cette technique a pour objectif de recréer en laboratoire les différentes étapes de la fécondation naturelle tout en maximisant les chances (recueil de plusieurs ovocytes) et en les optimisant (sélection des spermatozoïdes et des embryons). Cette mise en œuvre est opérée par une équipe pluridisciplinaire constituée de gynécologues, biologistes, infirmiers, secrétaires et psychologues.
Pour l’essentiel, la FIV consiste à mettre en contact dans un petit récipient (une boite de Pétri) « in vitro » au laboratoire, c’est à dire en dehors du corps de la femme, un ovocyte et des spermatozoïdes susceptibles de le féconder. Le recueil du sperme est relativement simple. Il est réalisé par masturbation au laboratoire comme pour une insémination artificielle. Le recueil des ovocytes est plus complexe, car il nécessite une ponction des ovaires. Les gamètes : ovocytes et spermatozoïdes sont ensuite mis en fécondation in vitro.
Une fois que s’est produite la fécondation, on laisse l’œuf se diviser in vitro pendant 2 à 5 jours avant de le transférer dans l’utérus de la femme où il devra s’implanter. C’est le « transfert de l’embryon ». Pour disposer de plusieurs embryons à la fois, il faut forcer la nature puisque, naturellement, un seul follicule arrive à maturation à chaque cycle si bien qu’il n’y a qu’un seul ovocyte fécondable. Pour obtenir plusieurs ovocytes au cours d’un même cycle on recourt à un traitement qui stimule les ovaires.
La fécondation in vitro comporte donc plusieurs étapes qu’il faut bien comprendre et dont il faut accepter les contraintes :
- La stimulation ovarienne : Afin d’obtenir plusieurs ovocytes, un traitement hormonal est administré, lequel a pour objectif de stopper temporairement le contrôle du cerveau sur les ovaires pour pouvoir les stimuler directement et assurer la croissance de plusieurs follicules.
- Le monitorage des ovaires : Lors du cycle de FIV, 2 ou 3 échographies vaginales sont faites afin de mesurer la réponse des ovaires au traitement hormonal. Les follicules sont comptabilisés et leur diamètre est mesuré. Leur taille doit augmenter régulièrement jusqu’à la ponction.
- Le recueil et la préparation du sperme : Le recueil du sperme est effectué le matin de la ponction sous forme de masturbation dans un récipient stérile.
- La ponction des ovocytes : Environ 35 heures après le déclenchement de l’ovulation, la ponction a lieu dans un bloc opératoire sous anesthésie générale ou locale. Le médecin ponctionne chaque follicule visualisé à l’échographie grâce à une aiguille adaptée et en aspire le contenu dans une seringue.
- La mise en fécondation : Après préparation du sperme et des ovocytes, soit les spermatozoïdes (environ 50 000) sont mis en contact directement avec l’ovocyte : FIV classique . Soit un spermatozoïde est introduit à l’aide d’une micro pipette à l’intérieur de chaque ovocyte : FIV ICSI.
- La culture et le choix des embryons : Les ovocytes fécondés sont mis en culture afin d'obtenir des embryons, lesquels sont observés et sélectionnés pour le transfert.
- Le transfert d'embryon : Après plusieurs jours de développement en étuve pendant lesquels les embryons ont été observés et notés, certains (de 1 à 3) sont transférés dans le col de l’utérus via un cathéter.
Voici cette vidéo et un schéma qui résument parfaitement ces différentes étapes :
les mécanismes d'action de pénicilline
16:05
Licence sv, Microbiologie
les mécanismes d'action de pénicilline sous forme vidéo :
L'effet antibactérien de la pénicilline a été découverte par Alexander Fleming en 1929. Il a noté qu'une colonie fongique avait grandi comme un contaminant sur une plaque de gélose striée de la bactérie Staphylococcus aureus, et que les colonies bactériennes dans le champignon étaient transparentes, parce que leurs cellules étaient lysées. Fleming avait consacré une grande partie de sa carrière à la recherche de méthodes pour le traitement des infections de plaies, et aussitôt reconnu l'importance d'un métabolite fongique qui pourrait être utilisé pour contrôler les bactéries. La substance a été nommé la pénicilline, parce que le contaminant fongique a été identifié comme Penicillium notatum. Fleming a constaté qu'il était efficace contre de nombreuses bactéries Gram positives dans des conditions de laboratoire, et il a même utilisé appliquées localement, préparations brutes de cette substance, de filtrats de culture, de contrôler les infections oculaires. Toutefois, il ne pouvait purifier ce composé en raison de son instabilité, et il n'était pas jusqu'à ce que la période de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) que deux autres scientifiques britanniques, Florey et Chain, travaillant aux Etats-Unis, a réussi à produire l'antibiotique à l'échelle industrielle pour une utilisation généralisée. Les trois scientifiques ont partagé le prix Nobel pour ce travail, et à juste titre - la pénicilline est rapidement devenu le «médicament miracle» qui a sauvé des millions de vies. Il est encore un antibiotique «ligne de front», dans l'usage commun pour certaines infections bactériennes bien que le développement de résistance à la pénicilline dans plusieurs bactéries pathogènes limite désormais son efficacité.










